Peter Lorre

De Aller au cinema.

Peter Lorre, né László Löwenstein le Modèle:Date à Rózsahegy dans l'empire d'Autriche-Hongrie et décédé le Modèle:Date à Los Angeles en Californie aux États-Unis, est un acteur, scénariste et réalisateur autrichien puis naturalisé américain en 1941. Révélé par Fritz Lang dans M le Maudit, dans lequel il joue le rôle-titre, il fera une carrière de second rôle aux États-Unis dans des films comme Casablanca, Le Faucon Maltais ou encore Vingt mille lieues sous les mers.

En 1952, il reçoit le Prix de Mention honorable lors de la cérémonie de German Film Awards en Allemagne.

Sommaire

Parcours professionnel

Débuts sur les planches en Allemagne

Peter Lorre, de son vrai nom László Löwenstein, naît de parents juifs à Rózsahegy en Autriche-Hongrie (Rosenberg en allemand, aujourd'hui Ružomberok, Slovaquie), le Modèle:Date.

C'est à Vienne qu'il commence sa carrière sur les planches à l'âge de dix-sept ans, sous la direction de Richard Teschner. À la fin des années 1920, il part pour Berlin où il travaille avec Bertolt Brecht, notamment dans sa pièce Un homme est un homme ('). Il joue ensuite le rôle du DModèle:R Nakamura dans ', une comédie musicale adaptée de Brecht et composée par Kurt Weil, aux côtés de Helene Weigel, Carola Neher, Oskar Homolka ou encore Kurt Gerron.

Premiers rôles au cinéma et exil forcé

C'est grâce au film M le maudit (') de Fritz Lang (1931) que Peter Lorre fait des débuts fracassants au cinéma. Il y interprète le rôle-titre, incarnant un tueur d'enfants, personnage le plus emblématique de sa carrière.

D'origine juive, il quitte l'Allemagne en 1933, année de l'avènement d'Hitler au pouvoir, se réfugiant d'abord à Paris, puis à Londres[1]. C'est là qu'il est repéré par Ivor Montagu, coproducteur du film L'homme qui en savait trop (') d'Alfred Hitchcock, grâce à qui il obtient le second rôle du « méchant ». Malgré son faible niveau d'anglais, qu'il rattrape rapidement par un apprentissage phonétique, il réapparaît l'année suivante dans un autre film d'Hitchcock, Quatre de l'espionnage (').

Carrière à Hollywood

En 1935, Peter Lorre part pour Hollywood où il fait ses débuts dans Les Mains d'Orlac (') de Karl Freund. Parallèlement, il commence une série de films intitulée Mr. Moto — équivalente à la série célèbre, Charlie Chan —, créée par John P. Marquand, dans laquelle il incarne un détective japonais. Du fait de sa notoriété grandissante, il se voit proposer un rôle dans Le Fils de Frankenstein ('), qu'il refuse à cause de son état de santé.

Néanmoins, l'année suivante, en 1940, on le voit apparaître aux côtés des grands noms du cinéma d'horreur hollywoodien, Bela Lugosi et Boris Karloff, dans ' de Kay Kaiser. Il enchaîne les films d'aventures et de suspense pour la Warner Bros. Il joue successivement aux côtés de Humphrey Bogart dans Le Faucon Maltais de John Huston et Casablanca de Michael Curtiz, la même année 1942 — dans Casablanca il joue Ugarte, un personnage finalement important, puisqu'il est au cœur des évènements : en effet, c'est Ugarte donne à Rick (Bogart) deux sauf-conduits volés à deux soldats allemands qu'il a tués. Il s'illustre aussi dans le rôle de Docteur Einstein dans une comédie signée Frank Capra, Arsenic et vieilles dentelles ('), sorti en 1944. Il se fait remarquer encore dans ', de Jean Negulesco, 1946, aux côtés de Geraldine Fitzgerald et Sydney Greenstreet.

Traversée du désert et chute dans l'oubli

Naturalisé américain en 1941, Peter Lorre connaît une traversée du désert au cinéma après la Seconde guerre mondiale, mais continue d'apparaître dans des émissions de radio et sur les planches. Il retourne en Allemagne où il s'essaie à l'écriture et à la réalisation avec L'Homme perdu ('), en 1951, dans lequel il tient également un rôle, film imprégné du film noir, qui connaîtra un succès critique. Il rentre aux États-Unis où il continue à apparaître dans des films de télévision, notamment dans une adaptation d'un épisode de James Bond, Casino Royale, 1954 dans lequel il incarne le rôle du « méchant » face à un James Bond joué par Barry Nelson. La même année, 1954, il apparaît au côté de James Mason et Kirk Douglas dans l'adaptation du roman de Jules Verne, par les Studios Disney, de Vingt mille lieues sous les mers ('). En 1959, il fait une brève apparition dans l'épisode Thin Ice de la série télévisée Five Fingers. Enfin, dans les années 1960, il collabore avec Roger Corman dans des films populaires à petits budgets.

Sa maladie et sa mort

Souffrant de troubles chroniques de la vésicule biliaire, Peter Lorre suivra durant toute sa carrière un traitement à la morphine à laquelle il deviendra véritablement dépendant dès 1935[2]. Ajoutée à son problème de surpoids, cette dépendance rendra sa carrière difficile, sa vie privée agitée, et lui fera connaître une longue descente aux enfers. Il meurt prématurément à l'âge de 59 ans, après un accident vasculaire cérébral le Modèle:Date. Il fut incinéré et ses cendres reposent au Hollywood Forever Cemetery, à côté de celles de sa femme.

Vie Privée

Peter Lorre eut trois femmes : Celia Lovsky (de 1934 à 1945), Kaaren Verne (de 1945 à 1950), Anne Marie Brenning (de 1953 à sa mort en 1964), avec qui il aura son unique fille, Catharine. En 1963, un acteur du nom de Eugene Weingand prétendra être un fils de Peter Lorre de par sa ressemblance physique. Ce fait s'avéra faux, mais l'acteur continuera à se désigner comme le fils de Peter Lorre, même après sa mort[3].

Notoriété et influence

Du fait de sa grande carrière hollywoodienne de second rôle, Peter Lorre possède une étoile au célèbre Walk Of Fame sur Hollywood Boulevard, à Los Angeles.

Sa figure ronde et son accent germanique lui valurent les quolibets des caricaturistes dont, notamment, certains cartoons signés Mel Blanc de la Warner, Birth of a Notion, Hair-rising Hare et Racketeer Rabbit[4]. Mais son apparence particulière et son accent distinctif inspireront également les cinéastes comme Tim Burton et son « ver vert » logeant dans la tête de la protagoniste des Noces funèbres

Filmographie

Acteur

Réalisateur

Scénariste

Notes et références

  1. Modèle:Cite web
  2. Classic Images past issues, 1998
  3. Modèle:Ouvrage
  4. Costello, E. I. The Warner Bros. Cartoon Companion: L

Voir aussi

Lien externe


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